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WelCOB on board : Fin du voyage

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En automne 2017, il y a plus de 6 mois, vous découvriez la genèse de ce test de spots horticoles à base de LED COB. Tous les plants ont donné de leur personne pendant cette période, il est temps de les laisser profiter de l’extérieur et de l'été.

Avant cela, faisons, comme d’habitude un bilan complet de ce test international !

 

Je rappelle rapidement notre démarche : fournir aux différents fabricants un document de référence expliquant le test, les variétés, la taille de l'espace. Charge à eux, ensuite, de nous fournir le matériel le mieux adapté dans leur gamme. Être fabricant de LED horticoles, c'est, pour nous, aussi être capable de s'adapter à la demande des différents types de cultivateurs. Nous avons donc utilisé le matériel tel que fourni, sans aucune modification. Seul le spot sGrow a été acheté et aucune communication avec le fabricant n'a été faite.

 

 

Caractéristiques et impacts

 

xPyraled

 

Vous avez sans doute découvert cette marque allemande en même temps que nous ou presque. Je rappelle qu'il s'agit d'un des spots présents sur la plateforme eBay. Il est composé d'une COB Citizen CLU-048. Merci à son fondateur, Marco Henn, de nous avoir accordé ce prêt, en toute confiance alors qu'il ne nous connaissait pas depuis longtemps.

 

Le déballage est visible dans l'article suivant : https://www.led-horticoles.eu/welcob-on-board-3eme-participant/

 

Point important, toutes les pièces du carénage ont été fabriqués avec une imprimante 3D, et le spot comporte une ventilation active sur le dessus. Et il y a un bouton permettant de switcher entre 50 watts et 70 watts environ. Nous sommes restés sur l'option 50 watts pour être en conformité avec les autres concurrents.

 

En terme d'impact sur le petit espace de test qui lui est dédié, on peut dire qu'il l'a été est essentiellement sur l’évaporation de l'eau du substrat et le flux lumineux apporté aux fraisiers.

La première chose que l'on a remarqué c'est que la dissipation active, même si elle est surmontée d'un carénage, a tendance à assécher l'environnement rapidement. La petite taille de l'espace amplifie encore ce phénomène. Même lorsque l'air ambiant a l’extérieur de l'armoire de test est faible (16/18°C), le terreau doit être arrosé obligatoirement entre une fois par jour et une fois tous les deux jours.

 

Le second impact, c'est la puissance du flux lumineux. En effet on a vu, au bout de quelques semaines, les feuilles de la jardinière juste sous le spot rougir et certaines se sont nécrosées. C'est sans doute la faute au réflecteur inclus avec le spot. Celui-ci est utile pour les plantes de grande hauteur comme les tomates, mais pour les fraisiers, ça a été une mauvaise option du fabricant.

Cela dit, sa langue natale est l'allemand et nous avons communiqué en anglais. Les conditions du test n'ont peut-être pas été très bien transmises. Dans tous les cas, seul le plant de fraises du milieu a eu cette réaction, ce qui valide en grande partie cette hypothèse.  Les deux jardinières au fond et a gauche ont produit des feuilles normales qui n'ont pas souffert de ce flux.

 

 

 

TodoGrowLED

 

L'un de nos deux spots à dissipation passive propose une LED COB à nu, une CREE modèle CXB3070 avec une température de couleur de 3500K, soit un blanc plutôt chaud.

 

Le déballage est visible dans l'article suivant :  https://www.led-horticoles.eu/welcob-on-board-2eme-participant/

 

Il nous a été prêté sans hésitation par cette entreprise espagnole après quelques échanges par mail. Elle ne nous était pas inconnue, elle a très bonne presse sur certains forums, et ce n'est sans doute pas par hasard.

 

Certes, il y a une bonne partie de la lumière, du fait de cette LED à nu, qui se retrouve absorbée par les parois de l'espace, mais ça n'a certainement pas empêché les fraisiers de pousser et de faire des feuilles de bonne taille. Pour eviter cet écueil, on aurait pu tapisser l'espace de Mylar, ce qui ne coûte quasiment rien et reflète 90% de la lumière.

 

Cette dissipation passive permet au terreau de sécher beaucoup moins vite que sous le précédent spot malgré les extracteurs d'air associés à l'armoire de culture. Cet "avantage" doit être maîtrisé, car un arrosage trop fréquent permettra aux moisissures de s'installer avec plus de facilité. Évidemment, le silence de fonctionnement grâce à cette dissipation passive en fait une lampe utilisable partout sans contrainte de bruit.

 

 

 

Indoor LED in France

 

Le second panneau à dissipation passive nous vient de France. Il est équipé d'une lentille. Encore une fois, le silence est une des caractéristiques importantes.

 

Le déballage est visible dans l'article suivant :  https://www.led-horticoles.eu/welcob-on-board-1er-participant/

 

Les feuilles se sont développées en permanence tout au long du test, vous avez pu le voir, et avec une forme classique et une taille importante par rapport aux autres. Une fois de plus, la dissipation passive apporte une moindre consommation d'eau car les arrosages sont moins fréquents et il n'y a pas de ventilation qui accentue ce phénomène.

 

Le seul bémol sur le modèle que nous avons reçu se situe sur la longueur du câble d'alimentation qui mériterait d’être augmentée pour une utilisation plus simple. On a dû ajouter une rallonge pour ce test.

 

 

sGrow

 

Après avoir commandé ce spot COB sur Aliexpress, l'avoir monté et soudé, nous avons pu nous rendre compte de son efficacité dans ce petit espace qui lui est dédié.

 

Le déballage est visible dans l'article suivant :  https://www.led-horticoles.eu/welcob-on-board-4eme-participant/

 

Première chose visible, la taille du dissipateur de chaleur : c'est le plus petit de tous les spots testés et il est sûr qu'il ne dissipera pas seul la chaleur de la COB. Autant dire que si le ventilateur s’arrête, le spot est bon à jeter. Et à l’œil et au montage, on peut dire que le ventilateur fourni est tout sauf haut de gamme. Mais, quand on voit son prix, on se doute de cet état de fait.

Alors que l'autre spot à dissipation active génère un bruit d'environ 35 dB, soit le bruit d'un réfrigérateur domestique, ce spot produit 60 dB en permanence, ce qui correspond au bruit d'une imprimante, ce qui est loin d’être négligeable.

 

Ensuite le spectre est rose, contrairement à tous les autres qui sont blancs. Et visuellement, c'est très désagréable à assez court terme. De plus, ça ne permet pas de vérifier simplement l’état des fraises, il faut les sortir et les regarder à la lumière du jour pour voir s'il y a des maladies ou des insectes ou bien voir si le terreau est encore humide. Ce n'est vraiment pas pratique quand on arrose tous les deux jours.

 

Au niveau de l'humidité du terreau, malgré la dissipation active, il sèche comme sous les deux spots passifs, c'est-à-dire plutôt lentement. La lentille disposée sur la COB éparpille le flux lumineux, ce qui peut expliquer ce phénomène.

 

On a vu un des effets de ce spectre violet par rapport aux trois autres, qui sont blancs : les feuilles sont imposantes mais les tiges de ces feuilles sont bien plus longues que sous les autres spots, de l'ordre de 30% ou 40% de plus. Ce n'est pas optimal car, au final, le milieu du plant de fraise n'est jamais vraiment feuillu. D'autre part, les feuilles de chaque jardinière va recouvrir les autres jardinières à proximité, et donc elles sont moins exposées à la lumière.

 

 

 

 

Consommation totale

 

Chaque panneau consomme en gros la même puissance, 50 watts. Voici les détails de chaque panneau passé par notre wattmètre numérique

 

xPyraLED

 

TodoGrowLED

 

Indoor LED in France

 

sGrow

 

 

On peut calculer la consommation totale et son coût. Les spots fonctionnent 16 heures par jour à 50 watts , ce qui donne 800 watts par jour. Le kilowatt/heure coûte 15 centimes d'euro en France, ce qui donne 12 centimes par jour et par spot.

 

Le test a duré 6 mois, soit 180 jours, chaque espace a donc coûté 21 euros pour 6 mois d'utilisation.

 

 

Extrapolations et calculs

 

Chaque espace fait une taille de 40 cm par 30 cm, soit 0,12 m2 pour environ 50 watts. On a vu que dans cette configuration, la croissance des feuilles ne posait aucun problème.

On peut supposer sans grand doute qu'une surface de 0,25 mètre carré, soit une taille double, pourrait être éclairée. Dans cet espace on pourrait donc mettre 6 jardinières.

Chaque jardinière contenait pour ce test un plant de fraise. Elles auraient pu en accueillir 2 sans problème si ces jardinières faisaient 5 centimètres de plus en hauteur pour un ou deux litres de plus.

Cela nous donnerait donc 12 plants pour 0,25 m2, donc 48 plants par mètre carré. Chaque mètre carre nécessiterait donc 200 watts pour cultiver ces fraisiers. Attention, ces valeurs sont indicatives, et il vaut toujours mieux se fier aux valeurs PAR (en µmol/m2/s) qu'à une valeur en watt/m2 qui n'est pas très précise.

 

 

 

Merci d'avoir suivi ce test, j’espère qu'il vous aura aidé à faire un choix en fonction de vos contraintes et envies. N’hésitez pas à nous faire part de vos retours d’expérience ssur ces matériels pour compléter ce test.

 

Retrouvez tous les articles de cette série sur la page WelCOB on Board

 

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